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Parapluiphilie (Palo) Après la sneakerophilie (à New-York) et la tonguite aiguë (au Brésil), voici un nouveau TOC (trouble obsessionnel compulsif), cette fois nippon. Pour celles et ceux qui ne l'auraient pas compris, ces troubles consistent en l'achat répétitif, presque compulsif d'un seul et unique objet, de préférence représentatif du pays et du moment où nous y séjournons. Au Japon, ce week-end, c'était le parapluie long transparent. Accessoire pouffesque pour les uns, top du pratique pour les autres pour une utilisation citadine. Quel plaisir d'être à la fois parfaitement protégé des averses (grâce à son ergonomie bombée) et en même temps de profiter du paysage. Fini les éborgnements intempestifs et involontaires ou les rencontres inopinés avec des poteaux. Qui plus est cet objet utile et esthétique (oserais-je dire d'utilité publique?) coûtait la modique somme de 100yens (moins d'un euro) dans les magasins spécialisés… dans les articles à 100yens. Toute une gamme de produits était disponible de la version familiale au modèle de soirée, petit et discret. Notons que ces parapluies peuvent aussi faire office de canne. Autant dire qu'on ne fait guère mieux. Une incertitude demeure quant à leur résistance par grand vent. A chaque parapluie son utilité, me direz-vous, de toute façon parapluie et vent n'ont jamais fait bon ménage. Tout ça pour dire qu'à la fin du séjour, à nous 2, nous avions acheté 5 de ces petites choses … impossible à caser dans les valises. Nous nous décidons à les regrouper tous et de les attacher pour ne faire qu'un. Mais notre package de parapluies pose problème à l'enregistrement des bagages à l'aéroport. Impossible de les prendre en cabine, car une seule pièce (un seul parapluie) est autorisée en cabine… ce dépassement de quota nous oblige à mettre nos parapluies en soute. Du coup, on demande de l'aide à une hôtesse Air France japonaise, qui voyage aussi sur le vol, pour demander un petit emballage pour les parapluies. Nos ombrelles provoquent l'hilarité des employées japonaises au comptoir de JAL et d'AF. Une fois de plus, le personnel est exclusivement féminin. Une fois emballés à la "va comme j'te pousse" avec un magnifique scotch JAL, ils partent pour la soute. On se demande dans quel état on va les récupérer à l’arrivée ! Bye bye japan !! (Klod) Plus que quelques minutes sur le sol japonais avant de passer 12h en l’air pour rejoindre Paris, nous voilà relégués à dépenser nos billets de yens, prévus initialement pour le shopping dans les malls, dans de malheureux bouibouis de souvenirs genre petits tabacs dans la salle d'embarquement. Pas le temps de choisir, parmi le peu d’articles que proposent ces magasins, nous achètons de simples stylos une fortune, mais c’est notre dernière possibilité d’achats. Vient ensuite l’embarquement, nous retrouvons l’équipage qui nous connaît bien à présent à l’entrée de l’avion, ils nous accueillent comme n’importe quel passager, ce jeu de rôles nous amuse … Nous voilà donc partis pour 12h de vol, On jette un œil sur la programmation cinéma, le menu, on est encore en Business, par chance ce coup ci, c’était pas gagné, vu les numéros de places au fin fond de l’avion qu’indiquaient nos billets. Les nombreuses turbulences en première partie du voyage vont nous clouer sur le siège et faire durer le repas environ 3h, ce qui fait gagner du temps sur le trajet par ailleurs. Puis vient l’heure de la sieste, ensuite je discute un peu avec les membres de l’équipage, les hôtesses, les stewards, les copilotes, et même les autres accompagnateurs qu’on avait à peine aperçus à l’aller. Un petit tour au cockpit avec Palo pour voir si tout va bien pour Eric (qui en profite pour présenter à Palo la plupart des systèmes de ce bel avion), et voilà, le vol est presque fini, nous regagnons nos sièges en ayant déjà la nostalgie de s’éloigner d’avantage du Japon... |
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