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Osaka - Kyoto en toute illégalité (Palo) Nous retrouvons Eric à Shin-Osaka sans souci. Petit rush sur le quai où le train est annoncé à 9h59, mais Eric en voit un autre partant à 9h58 sur le quai d'en face. Alors que j'allais prendre une photo du sol où il était inscrit "ladies only" signalant les wagons réservés aux femmes (aux heures de pointe), nous piquons un sprint pour monter et redescendre sur le quai d'en face. Ce train semble être plus rapide. L'intérieur me rappelle le Nozomi (équivalent du TGV). Y a de la place, nous nous installons. Contrôle des billets, l'employé des rails me baragouine quelque chose que je ne comprends pas évidemment. Il passe à Klod et à Eric sur lequel il s'attarde. Il lui réclame quelque chose, le tout en japonais of course. Le contrôleur tapote sur sa machine et montre une somme à Eric, 630 yens … est ce une amende ? le prix de la taxe supplémentaire. En fait, on pense tous qu'il demande à Eric une somme en plus car il est parti de la gare d’avant Shin-Osaka. Nous tentons vainement de comprendre, mais il faut se rendre à l'évidence c'est un dialogue de sourd et le contrôleur finit par lâcher l'affaire devant l'inextricable situation et s'en va penaudement. En 25 minutes, nous sommes à Kyoto station. Malgré l'immensité de la gare, comme nous avons déjà eu loisir de nous perdre dans ce lieu 2 ans auparavant, nous avons pris le temps de donner un rendez-vous précis à Masa la veille, du coup nous le retrouvons sans problème (non loin du bureau de la compagnie des bus avec son personnel âgé et essentiellement féminin). Nous nous empressons de narrer l'aventure du train à Masa, qui nous fait comprendre qu'en fait, nous avons fraudé en prenant un "unlimited express", train plus rapide mais aussi plus cher que nos tickets ne nous autorisaient pas du tout à prendre. En gros, nous avons eu de la chance. Le temple du Ryoanji (Palo) Direction le Ryoanji (temple situé à proximité du fameux Kinkakuji, et son célèbre pavillon d'or, vedette des cartes postales). Il pleuviote. (J'ai un début de migraine, qui passera, fort heureusement). Le parc du temple est très sympa malgré la pluie, qui a au moins pour vertu de faire fuir quelques touristes, nous ne sommes de fait pas trop nombreux. Je m'extasie devant les tuteurs en bambou des arbres, les mousses qui recouvrent une grande partie du sol. Impression d'être venue dans ce temple la veille… tout me semble si familier. Se lasse-t-on de revivre ses rêves ? L'un de mes rêves était de voir le jardin de roches du Ryoanji au moins une fois dans ma vie. Cette 2ème rencontre est aussi intense que la première bien que différente. J'avoue être un peu ailleurs, pour mieux profiter de ce dialogue avec le jardin. Je serais moins pressée par le temps, sans chrono cette fois. (cf. récit japon 2003). Le rituel n'a pas changé. En haut de l'escalier de pierre (un peu caché par les branchages), nous accédons à l'entrée du temple. Vestiaire de parapluies, déchaussage obligatoire sur la partie bétonnée et pas sur les caillebotis sous peine de se faire rappeler à l'ordre par l'employé de l'entrée. La lumière est très faible, le parquet est patiné par les années, chaleur du bois. Quelques dizaines de mètres séparent l'entrée du jardin. Je suis un peu comme chez moi, avec, certes, quelques invités, dans une maison traditionnelle japonaise. Se glisser sur le plancher en chaussettes, contempler cette étendue de gravier, de roches parsemées de mousses, enfermé, protégé par ces 2 murs massifs dont les briques ont été changés. La pluie rend les briquettes normalement jaunes, un éclat orangé presque trop vif pour le lieu. Les sillons laissés par le râteau ne sont presque pas visibles notamment, les circulaires autour des roches, ce qui ne permet malheureusement pas d'apprécier à sa juste valeur, la minutie de ce travail de fourmi. Cependant, le bruit de la pluie est hypnotisant. Je mitraille, m'assieds à différents endroits. Indispensable pour pleinement apprécier le jardin et en voir la complexité qui se cache sous cette apparente simplicité. Apaisée, inspirée, étonnée devant ces roches et ces gravillons, ces murs. N&b, couleur, mais surtout n&b … zut, ma batterie est presque à plat. Cette 2ème rencontre a été à la hauteur. Je reviendrai. Et j'essaierai de rester plus longtemps. La tête encore dans mes pensées botaniques, nous sortons du temple après une petite séance photo dans l'obscurité de l'entrée. Il pleut des cordes, une fois de plus, je vois le lac sous la flotte. Petit tour dans le magasin de "pickles" (légumes macérés) en face du Ryoanji. Je ne suis pas trop fan, mais je suis à deux doigts d'acheter des aubergines bleues qui ont presque bon goût. Onsen (à l'intérieur) (Klod) Kyoto, 19h, Masa, Eric et moi allons au onsen situé à l'étage après avoir acheté un face towel nécessaire dans ce lieu. J’avais beaucoup insisté auprès de Masa pour caser cette activité, mais vu que le programme a été pas mal remanié, à cause du manque de temps et de la météo, j’avais déjà abandonné l’idée qu’on irait finalement. Mais je pense que Masa est aussi fan de ces lieux, alors, il a fait en sorte qu’on maintienne cette activité, et c’est tant mieux. La dernière fois que j’ai été à un onsen, j’ai descendu des marches, car ça se trouvait en extérieur, sur un relief en pente, et là on monte des escaliers. Ce dernier n’est pas d’un vrai onsen, car une bonne partie est en intérieur, vu la météo, ça tombait bien, faut croire qu’il avait tout prévu, du moins pour cette activité. L’étage donne sur deux entrées avec des petits rideaux, rose pour les femmes, bleu pour les hommes. On rentre direct dans un vestiaire. Une fois dévêtus et avoir rangé les vêtements dans le casier attribué, l’étape suivante est de se laver avec des petites casseroles en puisant de l'eau chaude dans un bassin. On pénètre une grande pièce avec un bassin chaud à 39,7 degrés, un autre à 18, et un autre avec des jets pour des massages, type jacuzzi, dans le fond, des douches, et aussi des espaces de lavage type japonais, avec des petits bancs face à un miroir, pour se laver, et sûrement des saunas qu’on n’aura pas le temps de tester. Je ne m'attendais pas à voir autant de monde, autant de jeunes que de vieux, et même des enfants venus avec leurs parents, évidemment. On commence par tester le premier bassin à 39,7 degrès, un vrai bonheur, je me délasse avec délectation, mais vu que le temps nous est compté, on a laissé Palo à l’accueil et il se faisait déjà tard, fallait en profiter rapidement. Masa se noue son face–towel* (serviette de visage littéralement) sur la tête, tandis qu’Eric me demande comment il faut le mettre. Il parait qu’il ne faut surtout pas laisser tomber cette petite serviette dans l’eau du bain, pour des questions d’hygiène. En général, on s’en sert pour se rafraîchir, en la posant sur la tête, mais je doute de l’efficacité, vu la température ambiante, et l’humidité. Je me rappelle que lors de mon premier onsen, on s’était moqués de moi en me nouant ma serviette dans le style "samouraï" sur la tête, je décide alors de me venger en faisant de même avec Eric. J’ignore s’il y a une façon précise de nouer cette serviette, mais peu importe, il est temps de changer de bain, Masa nous annonce que ce n’était qu’un avant-goût du onsen à proprement dit qui se situait en extérieur. On y accède par une porte coulissante vitrée. On est en plein air, cette fois, on traverse un espace solarium où des mecs semblent bronzer comme des lézards à même le sol,sur des tapis, l'onsen mi-couvert, et au fond des bassins individuels genre grande terrine d’eau un peu moins chaude. C'est un moment de détente qu'on savoure, ce n’est plus un vulgaire bassin de piscine, mais fait avec de la pierre naturelle, avec des petits jets d’eau comme des mini cascades. On alterne entre les basins, pour ne pas s’endormir ébouillanté, puis on teste la terrine du fond, en terminant par le jacuzzi, avant de se rincer pour partir. Dans ma tête vient la question du séchage, sachant que notre mini serviette est plus que trempée, et qu’on n’a rien d’autre, Masa me confirme qu’il faut faire avec ça. La serviette d’Eric est complètement mouillée, vu qu’il l’a carrément utilisé sous la douche comme gant de toilette. Bref, on se sèche comme on peut face à des fans (ventilateurs) placés pour aérer l’atmosphère. Au milieu de ces hommes, une femme de ménage, vient nettoyer le sol, sans que cela gêne quiconque… drôle de situation. J’essaie vainement de me sécher un peu, pour ne pas mettre les vêtements sur mon corps mouillé, c’est là que j’aperçois Masa tranquillement installé sur un siège, face à un fan, un séchoir à la main. Il me fait signe de venir prendre place car il faut un peu faire la queue, pour utiliser les 3 séchoirs à disposition. Le sèche cheveux fait office de sèche corps, et un autre fan placé à proximité me permet d’affiner le séchage, je laisse la place à Eric, on s’habille et on redescend, plus léger qu’en arrivant. Reste à savoir si Palo s’est endormie sur son siège ! Onsen (à l'extérieur) (Palo) Kyoto, 19h, j'écris sur une fausse table traditionnelle. Table basse au sol, sous laquelle je devrais être en tailleur, mais comme cette position requiert trop de souplesse, dont beaucoup de japonais sont dépourvus (surtout les plus jeunes), en fait, il y a un trou sous la table pour être assis comme sur une chaise. Ceci évitant aux jambes d'être compressées. Bref, j'étais assise dans un coin, au départ tranquille, du restaurant de l'onsen. J'écris en attendant les garçons partis se relaxer dans l'onsen (sorte de spa à la japonaise). Le calme s'évapore totalement quand une famille de 7 membres, les parents, la grand-mère et les 4 enfants débarquent à la table à côté de la mienne. La musique d'ambiance est plutôt bien présente, du coup l'endroit est relativement bruyant. Seul avantage, je suis assise et j'ai quelques minutes pour narrer cet étonnant week-end. Là, je me suis affalée sur la table et je suis à 2 doigts de m'endormir. Bon, revenons à la journée de samedi, d'hier donc… blablabla. Ah non, d'autres gamins démarquent à la table devant, enfin une gamine portant un tube serviette autour de la tête pour se sécher les cheveux, pas con comme technique, elle semble plus calme que les autres. Je suis cernée. Aucune tranquillité, cet endroit est définitivement trop bruyant … profitons-en pour observer les japonais vivre et arrêtons de nous plaindre. C'est dommage, j'aurais pris une photo de la scène si j'avais eu une batterie chargée pour mon appareil. Ce n'est pas que, mais à force de digresser, j'aurais jamais fini ce récit avant le retour des garçons. De toute façon, j'ai fait une croix sur ma sieste. … Une gamine ne trouve rien de mieux que de jouer à la marelle imaginaire sur le parquet qui résonne, c'est que du bonheur !! … Cette musique d'ambiance est insupportable et les voix stridentes des enfants … La fatigue rend mes oreilles sensibles et intolérantes. … Toujours autant de bruit, je vais organiser des combats d'enfants, une règle, le gagnant est celui qui étouffe l'autre… un seul vainqueur au final ! Dans le monde réel, les morveux font un concours de celui qui parlera le plus fort avec une voix la plus aiguë possible, sinon c'est pas drôle…. un vrai délice auditif … je sais c'est la fatigue … peut-être … courage !! … Ah enfin, tout le monde se casse. Je croise les doigts pour que leurs remplaçants ne soient pas pires. La journée de demain, je la narrerai dans l'avion, j'aurai plus de temps et de motivation. En attendant je vais faire part de mes impressions sur ce voyage. Ce n’est peut-être pas le meilleur moment car je suis un peu sur les nerfs. … Les gamins me saoulent grave là. J'ai envie de quitter ce lieu car il me stresse plus qu'autre chose. … Mais bâillonnez-les, on se croirait dans une cour d'école … besoin d'air là !! Quand l'énervement monte … envie de douche … de partir de là. Les parents ont l'air de s'en foutre complètement que leurs gamins courent partout et foutent le bordel … ils mangent leurs ramens (nouilles japonaises) s'en se soucier … On croit rêver ! Ma délivrance .... le retour des garçons. Mc Do japonais Gare de Kyoto, 21h …C'est la course pour trouver des magasins pour compléter nos maigres achats du jour, surtout pour Klod. Mais, tout est fermé sauf quelques restaurants. Un peu dépités, car c'était notre dernière chance, nous échouons au Mc Do. Fait étonnant, le Mc Do ne sent pas la graisse, y a qu'au japon qu'on peut voir un truc pareil. Les sandwichs ne dégoulinent pas de sauce, et il y a même des spécialités japonaise,s mais on se limite à ce qu’on connaît à savoir le fameux Big Mac. En dessert, on reprend cette petite glace à la vanille servie dans un pot minuscule, mais Dieu sait que ça contient ! |
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