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Paris, 5 mai 2006, 7h (Palo) … zut, il est 7h, je pensais qu’il était 8h30. 3h30 de sommeil dans les pattes. Pas grave, je dormirai dans l’avion … enfin peut être. Je me rendors finalement. Aucun stress pré-départ. 8h30, le réveil sonne … déjà ! Je somnole quelques minutes. Klod levé depuis 6h toque à la porte. " J’arrive ! ", lui criai-je. P'tit déj express. Courses, punch maracuja en cadeau pour Eric, viennoiseries histoire de ne pas être totalement affamés avant le vol. Retour at home, un mail d'Aurélie qui nous souhaite bon voyage et il est temps de partir enfin … Petit sprint avec les valises pour aller à Gare du Nord. Mon bagage voit son poids doubler avec la bouteille de punch et les paquets de Tuc. C'est d'ailleurs marrant d'avoir pris tant de bouffe. N'était-ce pas un peu exagéré d'emporter 3 paquets de Tuc ? la question reste posée … C'est tout aussi bizarre de faire une valise pour 2 jours et de partir si loin. Aura-t-on même le temps de prendre 2 douches ? Passeport et appareil photo sont là, tout va bien ! Nous arrivons sur le quai du RER, 5 minutes avant qu'il ne parte … ouf ! Je ne sais pas exactement comment nous sommes censés récupérer les billets, mais Klod le sait. J'ai envie de penser à rien, juste de partir et d'être là-bas … Et aura-t-on une place tiens ? "On verra bien". C'est ma réponse à tout en ce moment. Vivre intensément ces 2 jours... comment faire autrement de toute façon. Arrivés à CDG, nous papotons en attendant le coup de fil d’Eric. Il arrive et a l’air en forme et sympa, c’est rassurant ! Il me demande si je ne suis pas trop stressée, ça c’est l’effet "mine de déterrée". Il repart et nous allons grignoter un morceau. Manger toujours manger. Ecrire et manger. Classe "affaires" (Palo) A présent, j'écris dans un fauteuil confortable … en classe "Affaires" (ou business). Et, on nous a filé les places qui restaient. Trop dur ! L'avion n'a pas décollé, que j'ai déjà bu un verre de jus et que j'ai appliqué une serviette chaude sur mon visage. La commande des inclinaisons m'intrigue assez, mais j'attends de voir comment mon voisin s'y prend, histoire de pas trop me ridiculiser. Là, j'ai surtout une grosse envie de dormir. Tant mieux, quelques heures de sieste c'est exactement ce dont j'ai besoin, c'est tout ce que je veux à cet instant (ça me rappelle quelque chose tiens…). Comme dans le Paris-Tokyo, 2 ans auparavant, le vol est à 90% japonais et plein à craquer. Atmosphère, ça lit, ça dort. Une gamine crie… oh là ! c'est pas très bon ça. Assommez-là, qu'elle se taise ! Non, j'aime les gosses sans rire. Mais là j'ai un peu peur de ce que ça va donner pendant les 11 heures restantes. Elle se calme … et puis non. J'ai peut être trouvé un fil rouge là… l'avion n'a pas bougé d'un iota. Du retard, c'était prévu ! Ah ça y est, on recule … comme par hasard quand je trouvais qu'on était un peu statique. J'ai trop envie de dormir. Y a pas mal d'espace dans ces sièges, ça devrait être sympa. Prochaine fois que nous remettrons les pieds à terre, ce sera à Osaka. Annonce en japonais, j'ai reconnu 3 mots dont Osaka, génial !! Le repas dure 2 heures. Hors d'œuvre, plat de résistance, le vin blanc en apéro me fait tourner un peu la tête, fromage, dessert. Je suis repue et je ne veux que … dormir. Une fois débarrassée du plateau et de la nappe, position allongée pour écrire. Découverte de la trousse de voyage, sympa, je l'embarquerai… Réveil brutal, ouverture des cache-hublots et déjà, la nappe sur la tablette et le copieux plateau du petit-déjeuner sous le nez. Plus qu'une heure de vol, tout s'agite, surtout l'équipage. Ce vol de 11 heures et 30 minutes m'a semblé durer 3 heures… Je n'ai plus sommeil, je n'ai pas faim. Ca tombe bien, il est 9h et des brouettes à Osaka … la journée commence. Approche sur Osaka (Klod) Nous avons entamé la descente, je rejoins le cockpit comme prévu pour l’atterrissage. De loin on découvre l’archipel du Japon, et les souvenirs me reviennent du précédent voyage, comme si c’était hier. On survole le port de Kobe, le nouvel aéroport construit sur la mer, le pont d’Akashi qu’on aperçoit sur la gauche, avant de s’aligner en finale sur la piste de l’aéroport International du Kansai, situé lui aussi sur une île artificielle au sud d’Osaka. Mon cœur palpite, non pas à cause de l’atterrissage en cockpit, je l’ai déjà fait et j’adore ça, mais surtout à cause de l’émotion de retrouver cette île, je n’avais pas imaginé y retourner de si tôt, à ce prix, pour si peu de temps, dans de telles conditions… 2000, 1000, 500 prononcent successivement l’indicateur sonore d’altitude (en pieds), touch, et reverse, ça y est on est sur le sol japonais ! On regagne sans problème notre point de stationnement, le plan de cet aéroport est très simple. Contrairement à l’aéroport de Tokyo Narita, l’avion n’a pas besoin d’être tracté pour se caler à son point de stationnement. A la place, le personnel au sol japonais faisant les signes pour parquer l'avion bien comme il faut est haut perché sur une estrade et bien face au niveau des pilotes, c'était assez fun de le voir ainsi face à la vitre. Sur la piste, des avions de JAL, ANA, Aircalin pour une correspondance sur Nouméa, montrent bien qu'on est au Japon. |
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