Baignade et balade à Urca
Sachant que nous avions rendez-vous à 15h avec Vitor, nous décidons de nous lever tôt pour faire la balade au pied du Pain de Sucre. Pour ce faire, le petit-déjeuner est zappé, vu que celui n'est pas servi avant 9h à l'auberge. D’abord, nous prenons un bus pour Botafogo vers 8h45, un dimanche, autant dire que tout semble désert. Mais ne vous y trompez pas, il fait déjà bien chaud, le quartier semble sans intérêt le week-end, nous nous dirigeons donc vers la mer, histoire de prendre quelques photos, et nous enchaînons avec Urca. L’attente du bus en plein soleil est longue comme toujours. A bord, c’est encore l’acrobatie, la circulation est fluide, du coup le chauffeur prend un malin plaisir à foncer dans les virages, deux mains ne sont pas trop pour s’accrocher. On descend à côté du téléphérique du Pain de Sucre, mais déjà dans les rues, comme il nous a semblé l'observer à Copacabana, les autochtones se dirigent en famille vers la plage, certains en reviennent même, avec leurs glacières et chaises pliantes sous le bras. Je décide de me baigner dans la petite baie plutôt sympa, bien que n’ayant pas pris de serviette, strict minimum du plan "vigi-pickpocket" oblige, mais j'ai tout de même le maillot de bain sur moi. Palo se pose sous les arbres en attendant. La baignade est rapide, quelques petites vagues, j’observe en même temps les familles dans l’eau. Ensuite, petit séchage rapide du haut, au soleil. Comme il fait soif, nous en profitons pour tester le coco à l’eau glacé servi tel quel dans la noix avec une paille. Nous mangeons même un peu de chair, après avoir demandé à ce qu’on nous casse le coco en deux. Puis s’en suit la balade dans le sentier Claudio Coutinho que nous faisons à un rythme modéré voire lent : la balade est sympa, assez ombragée, pas mal de végétation, des amandiers, des papayers, des bananiers et autres arbres fruitiers. La vue est belle sur la mer, l’horizon, le rivage, la petite baie de la plage d'Urca, et bien sûr le Pain de Sucre à flanc de colline. Petit arrêt pour tenter de photographier un lémurien (ou autre car le lémurien est une espèce endémique à Madagascar paraît-il), mais en vain. On croise pas mal de gens qui se promènent, le lieu semble être fréquenté surtout par les familles, et aussi par pas mal de mamies très sportives qui font leur jogging et autres exercices tonifiants. La balade est certes paisible mais pas très longue, le chemin du retour est le même qu'à l'aller. Nous reprenons notre route vers le centre commercial de Rio Sul, après avoir acheté une grande bouteille d’eau fraîche sur la place (ça devenait urgent, on l’a bu d’une traite, une chose en moins à porter). Cette fois, nous connaissons parfaitement la route, ayant déjà fait le circuit quelques jours auparavant. Ce n’est qu’en arrivant devant l’entrée que Palo se rappelle que le centre commercial ouvre à 15h, en effet les vigiles de l'entrée ne laissent passer que le personnel. Nous n’avons pas d’autre choix que de prendre un bus pour rentrer à l’hôtel, où nous nous empressons d’aller prendre le petit déjeuner (ou plutôt ce qu'il en restait) en guise de repas. Du coup, nous avons même un peu de temps pour nous poser, je décide alors d’aller enfin tester ce jacuzzi, un peu froid, mais fréquenté déjà par un groupe d’australiens qui parlent fort. Je n’y reste qu’un quart d’heure, ensuite douche, puis avec Palo, nous allons voir ce que donne le Lojas Americanas qu’on avait repéré dans une rue perpendiculaire non loin de l’hôtel. Il semble différent de celui de Rio Sul, plus grand mais les affaires sont disposées différemment. Après quelques hésitations, nous achètons tout de même quelques paires d’havaianas (encore me direz-vous et bien oui, on n'est jamais trop prudent, faut faire des réserves) et nous nous dépêchons de rentrer.

Vitor… enfin
Vitor nous attend déjà à l’accueil. D’apparence plutôt grande, il ne ressemble pas trop à Renata, sa sœur, que je connais, mais il a l’air plutôt sympa. Juste un "TOGA" dans la chambre pour poser nos achats, et nous voilà repartis pour Ipanema … à pied ! Nous entreprenons avec beaucoup de difficultés de discuter avec Vitor (il ne parle que portugais et nous non), on arrive enfin à la plage où on se pose. La mer est très agitée, mais Palo se lance seule à la baignade, ou plutôt à jouer à cache-cache avec les vagues. J’ai juste tenté de rentrer dans l’eau, mais étant vite chahuté dans le tourbillon des vagues, j'ai rapidement eu la sensation d'être dans une machine à laver, du coup je ne me suis pas attardé. En échange j'opte pour du bronzage. Après s'être rafraîchis avec un "picole" (sorte frozen au coco ou autres parfums vendus sur la plage … à moitié fondu en l'occurence), nous suivons Vitor qui nous invite à suivre un bloco, de loin. Le retour se fait à pied ! Nous mangeons un bout sur la route, dans une pizzeria ; nous commandons une "familiale". Cependant nous nous demandons si nous allons pouvoir payer avec les 20 $R qu'ils nous restent. (ND Palo : Non que nos ressources ne nous permettaient pas de sortir avec plus d'argent mais pour des raisons de sécurité le budget "sortie" était toujours calculé au plus juste pour minimiser les pertes en cas de vol). C’était suffisant, ouf ! Dans l’attente, on voit passer un bloco, toujours aussi nombreux mais franchement pas terrible, l'ambiance est loin d'être survoltée. Tous nos espoirs de liesse carnavalesques reposent à présent sur le Sambodromo ! Une famille, d’au moins 6 enfants s’installe à côté de nous, ils commandent une seule "familiale" pour tous, les enfants étant sur une table à part. Scène de la vie carioca. Nous rentrons ensuite à l’hôtel en passant par le bord de mer, nos pieds n’en peuvent plus. Vitor suggère de passer nous prendre le lendemain vers 11h30 pour aller manger chez ses parents et visiter Santa Teresa. Nous rentrons alors exténués pour nous doucher, manger, aller sur le net, et au lit.

Klod
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