| Rien ne va plus à l'auberge La journée commence tôt, nous nous levons pour déjeuner vers 8h, mais dans la cuisine, le personnel n'en étaient qu’aux préparatifs, sachant que le petit-déj' était censé débuter à 7h30. Décidément dans cette poussada tout va à vau-l'eau. Cependant, le gaz ayant été changé, nous relançons la cuisson du giraumon, j’en profite en attendant pour prendre une douche. Nous déjeunons ensuite, mais bon ce n’était pas si extraordinaire que semblait nous le décrire un pensionnaire australien, d’autant plus que les vivres étaient amenées au compte-goutte. Nous terminons ensuite notre préparation de giraumonade sous les yeux des femmes de ménage, puis direction les plages pendant que ça mijote. On aperçoit le Morro do Sao Paulo, puis le boulevard longeant la mer, le fort, et la plage visitée la veille. Juste le temps de prendre quelques photos puis retour à la poussada en empruntant les petites ruelles intérieures. A peine arrivés, on fait frire les bananes qui nous serviront de dessert. Le repas est très copieux, une grande sauteuse de giraumonade aux lardons, du jus de goyave et des bananes frites. Vu que nous étions repus, et qu’il en restait encore, nous l'avons laissé aux femmes de ménage. D ’ailleurs, l’une d’entre elles était très sympa, elle nous avait même appris à dire poêle en portugais (panela). On aurait bien voulu faire la vaisselle, mais entre temps, il y a eu une coupure d’eau ; certains pensionnaires en pleine douche, ont dû réclamer des bouteilles d’eau minérale pour finir de se laver. Nous nous en allons finalement de cette auberge qui ne valait pas grand-chose autant en organisation qu’en services, après avoir soldé nos vivres et fait le check-out. Nous laissons aussi un message pour Eddy. Appel à Thiago (un jeune de CouchSurfing), pour essayer de le voir en rentrant sur Rio. On tente aussi de joindre les agences d’excursion pour le samba-tour (les rehearsal (entraînements) étant finis, cette opportunité de voir le carnaval sous un autre angle tombe à l'eau). La marche jusqu’à l’arrêt de bus est pénible, surtout avec les valises et le sac FRAM qui commençait à être assez lourd avec les achats (rappelons que nous ne sommes là qu'au tiers du voyage). L'attente dans la chaleur est longue, nous prenons finalement un bus "local" (sous entendu qui s'arrête un peu partout) à 1,70 reals et qui met 1h30 pour rallier l'aéroport (au moins, nous aurons un peu rattrapé le déficit de l'arnaque de l’aller qui avait mis à mal notre budget transport). J’ai failli m’endormir pendant le trajet, mais nous étions tellement chahutés et secoués, que lorsque j’ai pu m'asseoir à un endroit correct avec ma valise, j’ai pu lutter contre le sommeil, en admirant le paysage et en tentant de prendre des photos des plages quon longeait, mais les détours semblaient longs, surtout sur la fin, nous avions du mal à croire que nous allions atteindre l’aéroport. Une fois enregistrés, l'avion part avec du retard, sachant qu’ils mettent à peine 10 minutes à l’escale pour vider l’avion, le nettoyer et repartir. L’avion est quasi vide, nous nous installons chacun d’un côté, je prends quelques pics au décollage ainsi que de l’équipage (ND Palo : un peu surpris par cette requête) pendant le vol. En guise de snack, quelle surprise, nous avons eu droit au même sandwich qu’à l’aller, avec deux services de jus. Le grand luxe ! Karaoké etc. A l’arrivée, Palo prend le relais des photos pour la baie de Rio sous les nuages. Le transfert vers la ville est rapide, nous trouvons un bus qui nous dépose juste devant le Copacabana Palace. Petit marche pour rejoindre le Mellow Yellow (notre lieu de résidence pour la semaine à venir), car la nuit tombe rapidement. Au check-in, on nous donne un trousseau de draps (pour la semaine), une clef de casier et un badge (pour passer le tourniquet du hall d'entrée). Vu que les lits ne sont pas attribués, en arrivant dans notre chambre au 5ème étage, nous avons du nous contenter des lits qui restaient. A savoir des lits séparés au 3ème niveau (sachant que c’était un "24 bedded room" ou dortoir de 24 lits pour les non-anglophones !), fallait escalader les 2 premiers lits pour y accéder et avec la proximité du plafond, attention la tête, le tout dans une chaleur intense avec des ventilos bruyants et mal répartis. Nous nous posons et nous visitons les lieux, le net est gratis bien qu’il faille parfois faire la queue, mais c'est déjà ça. La musique très forte dans tout l’hôtel, nous donne déjà mal au crâne. Nous descendons dans le hall d'entrée pour appeler mes parents et Thiago qui nous donne rendez-vous à 23h dans un bar, le soir même. Ceci nous laisse le temps d’aller manger un morceau, nous demandons conseil à l’accueil mais nous ne trouvons pas le resto "ao kilo" recommandé. En dernier recours, on atterrit au Mc Do, où l’on s’en sort pour 10 reals chacun, pour un menu avec dessert. Nous rentrons ensuite à l'hôtel se préparer avant d'aller rejoindre Thiago et ses amis au bar de l’autre côté de Copacabana. Vu l'heure, nous prenons un taxi pour y rendre, ce qui nous coûte 8 reals. Arrivés au lieu dit, pendant qu'on attend devant le bar, on nous distribue des flyers format A4 très discrets en attendant Thiago qu’on ne voit pas arriver. Nous décidons donc de l’appeler sur son portable de la cabine de l'autre côté de la rue. En fait il était déjà dans le bar, il nous rejoint et nous le suivons à l'intérieur. C'est l'occasion de faire connaissance avec ses amis, une fille qui chante pas si mal (le bar faisant aussi karaoké), un français, rencontré sur CS, étudiant en médecine en stage en Guyane, une hollandaise d'origine asiatique que Thiago loge et un couple d’amis qui danse très bien. Nous discutons plutôt avec le français, on sirote un jus, tout en écoutant chanter les amateurs qui se débrouillent plus ou moins bien, et je (Klod) décide finalement de me lancer dans le bain. Je demande à la copine qui chantait bien de m’accompagner pour un duo sur Mariah Carrey (Without you). Nous avons tellement attendu notre tour, que Thiago était déjà rentré lors de notre passage. Il n’a pas raté grand-chose car la prestation n’était pas terrible, j’étais à moitié endormi, et on n’avait aucun retour de ce qu’on chantait (ND Palo : je confirme que c'était pas terrible…). Peu après ce show mémorable, il est temps pour nous aussi de rentrer. Rebelote, on prend un taxi qui nous revient à 15 $R (tarif de nuit oblige). De retour à l’hôtel, passage à la douche, qui s’imposait avant d'aller se coucher. Klod |
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