Ce n'est qu'un au revoir
Levé 7h, nous voilà à préparer les bagages pour effectuer un check-out à 9h. Le sport du bus recommence, ils foncent sur l’avenue Flamengo, on en intercepte un in extremis, qui nous emmène à l’aéroport. On est samedi, la circulation est ultra fluide, on y arrive en 20 minutes, on a donc 2h d’attente, puisque le vol pour Salvador est à l’heure. Au passage, on remarque qu’hormis lors du check-in, le passeport ne nous est plus demandé, aucun contrôle de sécurité, on embarque dans l’avion comme on monterait dans un bus (d’ailleurs, l’avion est en escale, ça dure 10 minutes chrono, très rassurant tout ça). En guise de lunch, on nous donne un mini sandwich chaud au fromage enveloppé dans un sac en alu, on espère bien en avoir du rab … mais non.
Arnaque à Salvador
C’est donc un peu affamés qu’on arrive à Salvador. Un bus nous emmène dans la ville haute (à Praça da Sé). Un type organise le chargement des bagages dans le minibus, en accord avec le chauffeur pense-t-on. Quand le type en question nous réclame de l’argent, bien que ne nous ayant pas aidés, on pense qu’il demande la course du trajet mais on comprendra après qu’il n’avait rien à voir avec le chauffeur... en tout cas pour le paiement. Le trajet se fait en longeant les plages bahianaises. Tassés au fond du bus, nos bagages entre les jambes, l’heure et demi de route (avec pas mal d’embouteillage) est très inconfortable et interminable, heureusement que le bus est climatisé. A l’arrivée à Praça da Sé, le chauffeur nous réclame la somme du trajet, on proteste, ayant déjà payé à l’autre type au départ. Mais rien n’y fait, on s’est fait arnaquer. Serait-ce un signe pour la suite ?
Encombrés de nos valises, habillés trop chaudement (encombrement des valises oblige), on peine un peu à trouver notre chemin, et suite à l’arnaque, on est sur la défensive, mais on finit par trouver l’auberge au cœur de la partie touristique la ville-haute. Dortoirs non mixtes, nous prenons nos marques dans nos chambres respectives, les casiers vont devenir nos coffres-forts, car les portes des dortoirs ne ferment pas à clef (comme très souvent dans les auberges de jeunesse). Le principe étant de garder un minimum de choses avec soi et de transvaser les affaires dans la valise. Dans la chaleur ambiante, cet exercice est un peu pénible, le moindre objet oublié dans la valise et il faut tout rouvrir, tout défaire, tout sortir du casier qui est en plein dans le passage, tout étaler dans le couloir et tout remettre ensuite, remède radical pour les tête-en-l’air.
Chaleur dans la Ville Haute
Une fois les affaires rangées de la sorte, on fait un tour du quartier. De suite on est dans le bain, les jeunes du groupe Olodum (fameux groupe de carnaval qui a tourné dans un clip de Michael Jackson) répètent sur la place principale, on les écoute un peu. On remarque une femme noire enceinte jusqu’au cou, pieds nus, une bouteille à la main, à moitié saoule, shootée au crack, portant un simple débardeur usé jusqu'à la corde lui arrivant en dessous des seins, ventre proéminent à l'air donc, elle profite de l’attraction pour mendier auprès des passants, en mettant bien en évidence son ventre. Il faut savoir qu'à 2 pas de notre hôtel, se trouve un quartier peu sûr, beaucoup de trafic de drogue, où il est fortement déconseillé aux touristes de flâner. On se ballade à la recherche du resto du soir pour faire du repérage. Les rues sont fort décorées, de figurines, de guirlandes colorées. Sur une autre place, un type nous aborde à une sortie d'église et commence à nous parler en français, il tente de nous faire venir à condomble le soir même. Le condomble est un rituel de secte j’imagine lors duquel les adeptes rentrent en transe (très impressionnant paraît-il). Mais nous déclinons l'offre, le type est un peu trop insistant.
Plus tard, en soirée, on va manger à l’école hôtelière Senac, le cadre est sympa, le service des élèves prévenant. Pour 24 Reals, on peut goûter (buffet à volonté) 40 plats, des spécialités de Bahia, avec aussi la fin du spectacle en plein air des danses régionales. On sort de là rassasiés.
Après le repas, on traîne dans les rues du quartier de Pelourinho. Un groupe de percussions avec des cuivres met l’ambiance dans une rue. Un peu plus loin, Dida, groupe de percus composé de femmes exclusivement est aussi en représentation sous les applaudissements de la foule. La musique est partout ; mais épuisés, on va se coucher à 22h, 23h après un passage express sur internet.
Palo
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