Vent frais du matin
Réveil matinal (ND Palo : le jour où on fait une grasse mat' en voyage on le mentionnera en grand et en rouge !!) par les cloches de l'église Ste Catherine de Sienne voisine.
Il est difficile d’oublier qu’on a dormi dans un ancien couvent, car il a fait très froid dans la nuit, ceci dù à une mauvaise isolation aux fenêtres qui occupaient une grande partie de la chambre. J’en profite au petit matin pour squatter la salle de bain une bonne demi-heure (rasage, shampooing, douche), puis on déjeune en vitesse les victuailles achetées la veille (gâteaux secs, mandarine), et c’est parti pour affronter le froid sous un soleil radieux qui illumine le panorama visible du balcon. D’ailleurs, nous avons tous pris une multitude de photos avec la vue, tout en sachant qu’on était forcément à contre-jour !
Nos valises sont laissées dans une pièce isolée à l’entrée de l’hébergement, à côté des toilettes communes. On va vite se réchauffer dans l’église voisine, San Dominico, très imposante, un peu vide, mais décorée de jolis vitraux et abritant la statue et les reliques de Sainte-Catherine de Sienne. Après ce moment spirituel matinal, on retourne du côté de la Fonte Branda, fontaine souterrainne visitée la veille, mais elle est encore moins facile à photographier de jour que de nuit, de l’ombre il y en a partout, seule Palo persiste à prendre quelques photos (voir ci-contre). On regagne ensuite le coeur de la ville, en empruntant une côte d’au moins 60° de pente, à bout de souffle on arrive au Duomo. Mais celui-ci n’ouvrant qu’à 10h30, et ayant peu de temps, on se contente de quelques clichés de l’extérieur, ce qui est déjà pas si mal. On erre une dernière fois dans les petites rues commerçantes, on s’achète des desserts, à savoir tiramisu pour Palo, des beignets fourrés pour moi et des feuilletés au riz pour Madoka. Le froid nous dissuade à ne pas trop traîner dans les rues et à rejoindre au plus vite la gare afin de rentrer au plus tôt sur Rome. Dans l’empressement nous montons sans ticket dans le bus n°9, pour arriver à la gare et se rendre compte qu'il nous faut attendre 1h30 avant le prochain train. On monopolise un banc avec nos valises, ça nous laisse le temps de discuter, d'écrire des cartes, et même d'aller manger un bout, ou plutôt boire un chocolat chaud pour se réchauffer un peu. On est surpris mais contents de voir une caissière noire dans ce coin de l’Italie.

Viva Roma !
12h20, on prend un train Regionale, petit, et s’arrêtant à toutes les gares. Les 1h30 de trajet nous permettent de refaire le budget, et de revoir les enveloppes, nous obligeant à faire des transactions de gros billets très discrètement, pour changer, ce qui a du amuser les autres voyageurs. A la gare de Chiusi on change de train pour un IC Plus, pour rejoindre Roma Termini ; mais on ne gagne pas au change, le train est en retard et bondé, plus de places assises, ni même debout, on doit se tasser entre deux wagons. Difficilement installés, en plein dans le passage avec nos bagages aux pieds, ou carrément au dos pour Madoka. En plus, nous étions à trois endroits différents, impossible de papoter pour faire passer le temps, situation qui a duré quasiment tout le voyage. Ce n’est qu’à la fin du trajet qu’on a pu se rejoindre, à peine mieux installés sur des strapontins. Et dire que j’avais misé sur ce temps pour apprendre mes textes de théâtre pour mes auditions, j’ai quand même essayé, mais en vain… Un appel de Marie nous prévient qu’elle aussi a eu du retard en provenance de Florence et qu’elle nous attendr à Termini. On la rejoint à 13h30 sans difficulté, malgré le flux de passagers que brasse cette immense gare, et on se dirige tous vers le métro A pour essayer de rejoindre notre villégiature. On découvre enfin la vétusté du métro italien, qui semble mal fréquenté, et peu sécurisant, avec les tags de partout et les gens qu’on peut y croiser. C’est là que commence le flou artistique : épuisés du voyage, on sort à une station au hasard, selon un plan, sans trop savoir où ça nous mène. On hésite à prendre le tram, encore fallait-il savoir dans quelle direction, ce qui nous fait faire un tour de paté de maison gratuit, avant de s’engager finalement pour une longue marche à pied, avec nos valises plus lourdes que la veille. Le trajet est infernal, et tout le monde n’a qu’une envie, arriver à destination pour se débarrasser des sacs et se poser.
Remarque : le problème de bagages a toujours été notre point faible, souvent mal adaptés à la destination, au climat, et surtout à notre état physique, je pense que cette destination a été la pire, personnellement j’avais opté pour un sac à dos, qui s’est cassé, et un sac sans roulettes, à porter constamment, d’autant plus lourd que prévu car devant finalement contenir les éléments du sac qui a lâché.

Via Palombo
J’en étais donc à la rue Palombo 1, tant désirée devant nos yeux enfin. On s’attendait à un B&B classique, en fait, c’était un appart, au 4ème étage d’un immeuble privé. L’ascenseur manuel avec grille métallique à verrouiller nous a semblé bien compliqué avec les valises on n’avait plus un centimètre d’espace vital. Nos hôtes nous accueillent avec le sourire, on se pose un moment avant de ressortir avant qu’il ne fasse nuit. Il est déjà trop tard pour la visite prévue du Colisée, on se dirige vers la Piazza di Spagna, où une foule immense pas très rassurante, déjà pressentie dans le métro, où on s’était fait bousculés, tassés et éjectés brutalement. La nuit est déjà tombée, c’est donc foutu pour les photos, surtout que la place n’est pas très éclairée. D’ailleurs Marie a du retirer de l’argent dans une rue pas très sure, avec le guichet au su et au vu de tous, tandis que j’essayais en vain de joindre Massimiliano (un contact Couch Surfing). On se rabat sur les magasins de luxe, avec une rue dédiée à Gucci, Prada et consorts. Ce n’est que par curiosité qu’on rentre voir la marchandise où évidemment, les prix ne sont pas affichés. On poursuit notre visite "by night" en suivant un peu le mouvement de la foule, on attérit ainsi à la fontaine de Trévi, très grande. Mais l’éclairage estinsuffisant pour tout apprécier et il faut faire la queue pour prendre des clichés. La légende veut qu’on lance dans la fontaine, de dos, une pièce en faisant un vœu, ou plutôt, en faisant ce simple geste, on est sûr de retourner à Rome un jour ou l’autre. Vu le nombre de touristes qui se laissent tenter à ce jeu, on pourrait être riche en récupérant les pièces au quotidien… On fait de même cependant avec plusieurs clichés et plusieurs combinaisons. Encore un peu de lèche-vitrine dans les magasins et bouibouis longeant les rues menant aux divers monuments, c’est ainsi qu’on arrive à un monument qui ressemble au Panthéon, mais on se rend compte plus tard que ce n’était qu’une façade, le vrai Panthéon étant juste un peu plus loin. On s’y arrête et on rentre voir, bien que la fermeture est proche, c’est impressionnant de voir ce monument à ciel ouvert (au centre du dôme). On poursuit la visite pour arriver à la piazza Navona, très grande, occupée par des jeux de fête foraine. Puis ayant très faim, on décide d’aller manger dans un restaurant du coin, le service est très lent et assez complexe, entre les divers plats, Palo et moi choisissons de la viande en "segundi plati", à partager, car sinon la note aurait été trop chère. Vu l’heure tardive, étant à mi chemin entre la station de métro la plus proche et notre lieu de domicile, on décide de rentrer à pied, on sous-évaluant le trajet, mais on fait escale devant le château Saint-Ange, puis la place Saint-Pierre, avec une belle avenue bien éclairée jusqu’à la basilique. On arrive enfin à destination, épuisés, mais il faut vite aller se coucher car le réveil est prévu aux aurores le lendemain pour la visite des musées du Vatican.

Klod

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